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L’Ethiopie est le pays champion du monde de la croissance

Un pays qui revient de loin et qui affiche fièrmement une croissance stupéfiante. En effet malgré une sécheresse et la chute des prix des matières premières, l’Ethiopie a réussi le défi d’être le pays à la croissance économique la plus rapide du monde.

Vue de villes en constructions en Ethiopie - Crédit photos Thierry Barbaut www.barbaut.net
Vue de villes en constructions en Ethiopie – Crédit photos Thierry Barbaut www.barbaut.net

D’après l’édition de juin 2017 du Global Economic Prospects de la Banque mondiale, l’Éthiopie, avec 95 millions d’habitants, serait le pays à la croissance économique la plus rapide au monde en 2017. Estimée à 8,3 %, l’augmentation du PIB du géant est-africain durant cette année est trois fois supérieure à la moyenne mondiale, qui s’élève à 2,7 %. « L’économie éthiopienne a fait preuve d’une grande résistance en 2016-2017, dans un contexte de faiblesse persistante des prix mondiaux des principaux produits d’exportation de l’Éthiopie, et de réapparition de situations de sécheresse dans plusieurs parties du pays. Le produit intérieur brut (PIB) affiche une croissance de 9 % sur l’exercice 2016-2017, selon les estimations », a déclaré le chef de l’équipe du FMI, à l’issue d’une mission achevée le 26 septembre à Addis-Abeba.

Source : données de la Banque mondiale, 18 septembre 2017.

L’Éthiopie en mode résilience

Entre 2004 et 2016, la croissance moyenne annuelle de l’Éthiopie s’est élevée à 10,5 %. Le Fonds monétaire international (FMI) a salué l’économie éthiopienne pour sa résistance solide au cours de cette année, face à un contexte de faiblesse persistante des prix mondiaux des principaux produits d’exportation éthiopiens et à la sécheresse qui a frappé plusieurs parties du pays. Dans un rapport d’évaluation publié ce 27 septembre, l’équipe a félicité l’économie éthiopienne pour avoir assuré cette résistance solide malgré les périodes de sécheresse consécutives qui ont semé la dévastation dans plusieurs parties de ce pays d’Afrique de l’Est. Il faut reconnaître que le gouvernement a fait preuve d’une forte volonté pour répondre à ces immenses défis.

« Les interventions du gouvernement pour atténuer l’impact social de la sécheresse, en collaboration avec les partenaires de développement, ont été déployées au bon moment et avec efficacité, limitant ainsi le coût humain », a estimé Escolano. L’exécution prudente du budget s’est soldée par un déficit budgétaire inférieur aux prévisions, estimé à 2,5 % du PIB, indique cette évaluation. Le FMI a également conseillé au gouvernement éthiopien de pratiquer un resserrement monétaire en complément de sa politique budgétaire stricte.

Dans le cadre de son évaluation, le FMI a jugé que les perspectives de croissance à moyen terme, confortées par des investissements privés importants, par l’achèvement de projets d’infrastructures importants et par la hausse de la productivité, étaient favorables et placées sous le signe d’une consolidation des industries d’exportation.

Le plus dur reste à venir…

Toutefois, le responsable du FMI a souligné que les exportations de ce pays d’Afrique de l’Est continuaient de stagner en raison de la faiblesse des marchés mondiaux des matières premières, et des retards dans la réalisation de principaux projets associés. Une utilisation étendue des partenariats publics-privés, des concessions privées et des produits de la privatisation, en accord avec les politiques des pouvoirs publics, permettra de préserver les ressources publiques tout en contribuant au développement du secteur privé.

« Le sentiment positif des investisseurs envers l’Éthiopie actuellement pourrait être encore renforcé par des réformes destinées à améliorer le climat des affaires. Un taux de change plus flexible favoriserait la compétitivité. L’amélioration des statistiques économiques soutiendrait la prise de décisions politiques et la confiance des investisseurs », détaille le rapport. Car l’objectif ultime du pays est de parvenir à s’industrialiser. Pour l’instant, l’industrie et les services représentaient, en 2014, respectivement 14,7 % et 43,4 % du PIB.

Dans le cadre des consultations de l’article 4, le FMI s’efforce d’évaluer la situation économique de chaque pays membre concerné pour l’aider à anticiper les défis financiers à venir.

A propos Thierry Barbaut - Stratégie numérique - Expert Afrique

Thierry Barbaut - Stratégie numérique - Expert Afrique
Développement stratégie numérique - Expert Afrique - Ecosystème NTIC. - Consultant et rédacteur www.info-afrique.com - www.financeafrique.com & www.afriquetechnologie.com